07 février 2007

Loubier : le pied dans la bouche

Première déclaration de notre fausse vedette, Yvan Loubier, et bang, il est déjà un péquiste fini avec le discours qui va avec.

À RDI, les propos de monsieur Loubier ont été rapportés. Ça allait comme suit:

«En 95, le comté des Chutes-de-la-Chaudière a donné un fort appui à la souveraineté et a été péquiste jusqu'en 2003. C'est pas normal que les citoyens aient élu un adéquiste en 2003 !» (Je paraphrase)

C'est pas texto mais je vous garanti que je rapporte bien ses propos. Il dit que le choix des citoyens n'est pas normal, que l'expression démocratique n'est pas normal. Plus insultant qu'un péquiste c'est dur à trouver.

Vous savez, on remarque une constante au PQ. Ils se disent les champions de la démocratie mais quand la démocratie va en sens contraire de leurs intérêts, c'est une erreur. La démocratie s'est trompée. Il n'y a qu'au PQ que la démocratie peut se tromper.

Je n'ai jamais entendu des propos aussi insultant à l'endroit des citoyens. Les propos de Loubier me font croire que la démocratie que le PQ recherche, c'est la démocratie Stalinienne. Celle où 100 % des électeurs choisiront toujours Staline. Accompagné du manuel Parlons souveraineté à l'école, ça nous fait une belle jambe !

Franchement, les citoyens en ont plein le cul de se faire dire quoi faire et quoi penser, voilà la raison pour laquelle ils ont décidé, dans la région de Québec, de mettre à la porte tout ce qui restait de péquiste tant au pronvincial qu'au fédéral.

Ce n'est pas certainement pas Boisclair qui va changer ça. Je vous demande, dans les prochaines semaines, d'écouter André Boisclair, demeurez attentif même si il n'y a pas meilleur somnifère. Ce qui frappe le plus, c'est la façon dont il s'exprime et je cite : «Ce que les Québécois veulent ... Ce que les Québécois recherchent ... Ce que demandent les Québécois ...»

C'est une constante, c'est frappant et ça alimente mon mépris à son égard. Vous, Québécois, avez-vous vraiment besoin de Boisclair pour savoir ce que vous voulez ? Êtes-vous assez mature et avez-vous assez de jugement pour faire vos propres choix ? Je crois que oui.

Mais le PQ sait sûrement mieux que vous ce qui est bon pour vous. C'est justement pour ça qu'ils peuvent vous dire que vous n'agissez pas NORMALEMENT quand vous faites un choix démocratique contraire à leurs intérêts.

04 février 2007

Loubier : le plan B de Boisclair

Après avoir vu des pilliers et des jeunes loups quitter le parti pour des raisons "familiales" pour la plupart (Léger, Marois, Charbonneau, Tremblay, Valois ...). Après avoir essuyé des refus de vedettes péquistes comme Joseph Facal et Louise Beaudoin, Boisclair est obligé de se tourner vers son plan B, B pour transfuges Bloquistes.

Vous savez on contrôle souvent le discours avec des épithètes, si on met le mot important avec investissement, les gens croieront que c'est un gros investissement. Donc, si on qualifie quelqu'un de vedette, les citoyens n'ont pas toujours le réflexe de se demander si cette personne de qui l'on dit qu'elle est une vedette, si il la connaisse. Si c'est une vedette, on devrait la connaître.

C'est ce que le PQ essaie de faire pour corriger l'erreur monumentale d'avoir annoncer une équipe de rêve. De cette équipe de rêve, il y aura Yvan Loubier. Qui est Yvan Loubier ? Un tranfuge de la succursale d'Ottawa qui est membre fondateur de la pire bestiole politique que le Québec doit endurer, le Bloc. Un pensionné d'Ottawa qui a affirmé vouloir quitter la politique mais qui s'est sûrement fait promettre la lune pour sauver la peau de Dédé. Vous savez, un bloquiste peut augmenter sa notoriété et faire croire à sa compétence sans jamais avoir à faire ses preuves. La critique est facile dans la vie, le problème se pose quand il faut agir et Loubier n'a jamais agi. Alors pour lui coller l'épithète de vedette, on repassera.

Quand même, c'est l'évidence la plus limpide que le coulage que le PQ a fait pour Loubier est une stratégie pour sauver la face après avoir vu les appuis et les candidats potentiels se sauver à la course.

Alors, Loubier se fait parachuter sur la Rive-sud de Québec, dans un comté occupé par un adéquiste. Un comté qui a foutu dehors tout ce qui restait de bloquiste depuis trois ans. En 2003, un ex bloquiste, Antoine Dubé, était candidat du PQ et a terminé troisième aux élections générales. En 2006, le bloquiste Odina Desrochers en a mangé une sincère en perdant devant le candidat conservateur par près de 15 000 voix. Pas sûr que Loubier va la trouver très drôle quand il va réaliser que tout indique que les appuis du PQ ont fondu comme neige au soleil depuis la retraite de Denise Carrier-Perreault et l'arrivée de l'ADQ. Et je ne suis pas sûr que les citoyens vont la trouver très drôle quand ils vont remarquer que Loubier c'est un plan B qu'on a envoyé chez eux plus pour sauver la face que pour représenter leurs intérêts.

Il reste André Joli-Coeur, un autre à qui on va essayé d'accoller l'épithète de vedette mais qui, en fait, est une vedette à peu près juste au PQ. C'est ça le problème des péquiste et j'ai lu ça quelque part cette semaine, il ne se parle qu'entre eux, ils vivent dans espèce de monde parallèle.

C'est vraiment le jour de la marmotte. En 2003, c'est PLQ qui pigeait dans les idées de l'ADQ, là, c'est le PQ qui se lance dans la subtilisation des idées adéquistes. Sur les accommodements raisonnables, Boisclair a sauté dans l'arène en reprenant les arguments de Dumont et en même temps, en critiquant le chef de l'ADQ et en lui accollant l'épithète de la démagogie, (Ah les épithètes). Manque de cohérence faut croire.

Ensuite, le PQ se fait le parti des régions ! Venant du PQ on peut en douter. Ce champion des fusions est le parti qui a été le plus centralisateur que les municipalités n'ont jamais connu. Je ne vois pas comment ça pourrait changer aujourd'hui, mais Dédé a vu que les idées de l'ADQ était sexy alors il les a prises. Comme quoi le PQ est d'une honnêteté intellectuelle impressionante envers les Québécois. En fait, le PQ se lance dans le même cirque des promesses que le PLQ en 2003, "on va promettre tout ce qui fait plaisir pour assurer notre élection" Mais rien de celà n'est vraiment sérieux et rien de celà ne se réaliserait si le PQ était élu demain matin.

Tenez-vous le pour dit.

01 février 2007

Boisclair sort son programme électoral !


N'a t-il pas une bette de champion !

Regardez par vous même.



Ça c'est un leader mes amis, on lui demande un programe et vlan, il est là.
Clair, net, précis.

Environnement:

Un éventuel gouvernement péquiste sera plus exigeant pour les entreprises envers le respect des normes environnementales. Cyberpresse

C'est tu pas assez clair ça !

Accomodements raisonnables:

Un éventuel gouvernement péquiste réunirait aussitôt les sous-ministres et les dirigeants des sociétés d'État pour répertorier les pratiques en cours, établir des lignes directrices et édicter une procédure d'évaluation dans chaque cas litigieux d'accommodement raisonnable.

Hey, ça c'est une solution pour rassurer les Québécois ! Comme ça, tous les Québécois pourront dire qu'il comprennent nos valeurs non-négociables et auront une ligne directrice à suivre dans les cas où il y a des demandes litigieuses pour des accommodoments raisonnables. De toute façon, ça ne concerne pas le petit peuple ça le débat sur les accommodements. Alors on va juste réunir les sous-ministres. Les péquistes, de toute façon, savent penser et décider à la place des Québécois.

On a tout ce qui nous faut pour être convaincu que Boisclair est un vrai leader. La clarté et des vrais solutions. En plus, il est vraiment au diapason de la population, on le sent dans sa façon de s'adresser aux citoyens.

Vous sentez l'ironie j'espère.

On va radoter, on va radoter

La ministre Boulet recontre ce soir les élus municipaux de la Mauricie pour parler accomodements raisonnables. On ne pourra pas dire que le gouvernement a beaucoup radoté dans ce dossier eux qui se sont cachés depuis le début pour éviter le sujet. Ça c'est de l'opportunisme politique, se cacher pour éviter de perdre le vote des immigrants !

La CSN sera-t-elle responsable d'une perte de 300 millions pour le Québec ?

Il est 18h30 le 1er février 2007, à à peine deux heures d'un vote crucial sur l'avenir du projet du Massif de la Petite-Rivière-Saint-François. Les syndiqués doivent voter sur la proposition de convention collective finale. Si les syndiqués refusent, nous pouvons dire adieu à un projet de 240 millions pour le Massif et mettre en péril la survie de la station de ski.

Je dois dire que je ne suis pas vraiment au courant des modalités de la proposition patronale à part que l'employeur veut plus de flexibilité et veut obtenir la possibilité de faire de la compétence un critère aussi sinon plus important dans l'octroi des postes. Ceci, au lieu de l'ancienneté.

Mais là n'est pas le propos. Si les syndiqués refusent, nous pourrons dire que nous sommes témoin d'une semaine sombre dans l'histoire de la grande région de Québec. En début de semaine, les syndiqués d'Olymel refusaient les offres patronales et provoquaient, par le fait même, la fermeture de l'usine de Vallée-Jonction.

Sans vouloir juger de la pertinence de leur décision, il n'en demeure pas moins que plusieurs petits salariés dont les conditions de travail sont bien pires que celles d'Olymel ont dû être passablement consternés de constater que ces employés ont refusé des baisses salariales portant leur rénumération à 22 $ l'heure. Pour avoir empilé de la planche dans une scierie avec comme seul abris un "top" de tôle en pleine hiver comme en pleine été, je dois bien avouer que je ne plains pas ces travailleurs qui gagneraient aujourd'hui plus que la plupart des travailleurs d'usine au Québec.

Mais, qu'ont-ils en commun ces syndiqués ? La CSN !

Donc, si les employés du Massif votent contre, la CSN aura été responsanble d'une perte de près de 300 millions pour le Québec en une seule semaine ! Les retombées annuelles d'Olymel pour Vallée-Jonction et les environs ont été évaluées à 50 millions. Ajoutons à celà les 240 millions du Massif, ça fait 290. Et je ne compte pas les retombées que le projet de Daniel Gauthier pourraient laisser dans Charlevoix.

Décidément, les syndicats auront beaucoup de difficulté à me faire croire qu'ils sont un moteur de développement. En fait, je commence à croire qu'ils sont la manifestation concrète de la hantise des Québécois envers la richesse et les projets d'envergure.

Le seul départ d'Olymel aura des impacts catastrophiques si on prend en considération l'impact sur les producteurs de porc et le fait que nous allons perdre l'étape la plus lucrative dans l'exploitation de cette ressource c'est-à-dire, la transformation. Eh oui, nous allons envoyer notre porc ailleurs pour créer la richesse ailleurs et ils vont nous revendre le produit fini. Nous faisons des gains incroyables, merci travailleurs d'Olymel.

Quand on se penche sur la problématique plus globalement, force nous est de constater que les gestes des syndicats sont dévastateurs. Ne vous ai-je pas déjà dit que les syndicats existaient dans la société québécoise d'aujourd'hui que pour maintenir leur position de force et non pour le meilleur développement du Québec ?

Si j'ai raison, nous en aurons la preuve vers 20h00 ce soir.

30 janvier 2007

PIRE QUE PIRE !

Sérieusement, qui aurait pu dire que le PQ pouvait avoir une pire belle-mère que Jacques Parizeau. Comment on peut imaginer qu'une catastrophe sans précédent puisse être surpassée et ce, sans difficulté, par un autre cataclysme encore plus violent.

Eh bien, c'est ce qu'a réussi Bernard Landry. Nous aurions pu nous en douter même que certains l'ont déjà envisagé mais n'empêche, il faut le faire pour battre les frasques de Parizeau.

Prévisible, oui. Autant que les fluctuations de l'économie analysées par un économiste. Ils se trompent à priori mais nous expliquent pourquoi c'était prévisible à postériori. Landry s'est fait tasser pas un jeune arrogant sans envergure en comparaison au vieux sage qu'il croit être. Un "Homme d'État", comme il l'a répété toute la journée.

En plus il a quitté sur les conseils de Sylvain Simard, le king dans la lapidation des chefs péquistes. Il s'en mord certainement les doigts monsieur Simard, il doit certainement aiguiser ses couteaux pour sa prochaine victime, je vous laisse deviner qui.

Mais chez Landry, on voit plus que de l'amertume, on sent de la vengeance et un désir profond de remettre à sa place ce petit arrogant qui décide de tout dans sa tour d'ivoire. Celui qui croyait avoir le champ libre pour la chaise de Premier ministre, Landry est en train de lui asperger de l'essence sur le corps et il ne restera qu'à allumer. Et je connais un parti politique qui a une allumette prête à s'enflammer.

Landry a passé sa journée à rappeler aux Québécois les conneries de Boisclair, je n'y reviendrai pas, vous les connaissez. À CHOI à Québec, à TVA en fin de journée, à RDI et Radio-Can, il a martelé le fait que "son" chef a fait des erreurs, que tous les chefs ont droit à l'erreur et que personne n'est parfait. Ajoutons à celà la lettre ouverte de VLB et toutes les vieilles chaussettes péquistes étaient présents, manquait juste Parizeau mais Lizette l'a enfermé dans la cave à vin jusqu'au jour du grand soir.

Toutefois, l'erreur et les erreurs, c'est bien différent et Landry le sait. Ce qui est le plus inquiétant dans le cas de Boisclair c'est que chaque erreur en attire une autre et il est vraiment incapable de rompre la chaîne de malheur, ça laisse un doute raisonnable sur la capacité de cette homme à devenir Premier ministre et à gérer l'État et le futur pays probable et hypothétique. Celà, les péquistes le savent et les Québécois le savent.

D'autant plus qu'il se cache ce chef. Je dois dire que c'est sûrement sa meilleure décision depuis longtemps parce que son intervention à TVA hier n'a fait qu'alimenter son manque de crédibilité. Selon lui, il n'a jamais voulu décrocher le crucifix du Salon bleu. Ce sont sûrement les Québécois qui entendent mal, bienvenue dans le club des malcités.

Dans le fond, quand Boisclair parle, si il émet une idée c'est une bêtise et le reste du temps il ne dit rien.

Pour en finir avec Landry, je tiens à le citer presque mot pour mot, "je suis un militant exemplaire et j'ai toujours supporter mon chef". "Supporter", ça veut dire quoi ?

Fermez vos yeux et imaginez Chantale Renaud en train de crinquer Bernard en lui montrant des extraits de Boisclair qui nous passe sa cassette, c'est plutôt drôle non ?

27 janvier 2007

La Chute

Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours (ou de la biche) avant de l'avoir tué. C'est un proverbe qui prend tout son sens en politique où les chefs sont souvent comme des chats, ils ont neuf vies. C'est toujours le timing qui crée la mort d'un politicien, une chute est souvent sans importance si elle ne correspond pas avec un moment cruciale de l'actualité politique.

Mais j'aimerais tout de même vous amener sur le terrain de la prophétie pour un instant.

Parlons Boisclair.

À peine lancé dans la course à la chefferie, le dandy péquiste commençait déjà à creuser son trou aidé de journalistes assoifés de nouvelles. Épisode 1, la Coke et l'arrogance envers la classe journalistique.

Ensuite, il se lance dans les annonces maladroites, 1. L'équipe de rêve, 2. Monsieur Charest j'arrive. Comme disait l'autre, yinque à voir on voit ben que ce gars là se prend pour un autre. Et, ça le tue, à petit feu. Épisode 2 : L'erreur de mettre la barre trop haute.

Son équipe de rêve lui glisse entre les mains, Louise Beaudion est la dernière en liste à avoir quitter le navire. Elle a suivi d'autres grosses pointures. Je ne sais pas si l'équipe de rêve va se limiter à Curzi et Lizette, si oui, je me demande bien à quel avenir le dandy péquiste rêve pour le Québec. C'est une erreur de pee-wee que de placer soi-même la barre trop haute.

Le "monsieur Charest j'arrive" est encore plus rigolo. Louise Harel performait mieux que Boisclair comme chef de l'opposition. Elle n'était pas flamboyante mais elle avait le mérite de sauver les meubles. Boisclair a passé toute la session à recevoir des coups et à alimenter la grogne au sein du caucus péquiste. Que devaient penser les députés d'expérience quand Boisclair, Malavoy et Gendron monopolisaient la période des questions et ne scoraient jamais. La grogne ça se construit pierre par pierre et la politique est souvent sans merci !

Maintenant, l'épisode 3 : Boisclair essaie l'humour. Brockeback Boisclair coincide très bien avec le début du spin libéral sur le manque de jugement et de maturité du chef péquiste. Je peux vous dire que ça fonctionne. Question: Est-ce que quelqu'un, dernièrement, vous a affirmé avec empressement et fierté qu'il allait voter pour Boisclair ? C'est devenu aussi honteux que d'avoir une MTS.

Épisode 4: Boisclair coupe les derniers ponts entre lui et son parti. La sortie contre les syndicats de Dédé aura achevé le travail. Je tiens à préciser que ce n'est pas l'adversaire qui l'a poussé à l'échec, il l'a fait tout seul comme un grand. La base de l'organisation péquiste est syndicale, les organisateurs chevronnés sont des organisateurs syndicaux. Ce sont les meilleurs pour mobiliser. On peut donc conclure que Boisclair est en train de détruire son organisation sur le terrain en s'attaquant au copinage entre son parti et les centrales. Beau travail.

Si c'est une stratégie, elle est vraiment trop brillante pour que je la comprenne.

Je me suis lancé dans une réflexion sur les raisons pourquoi Boisclair a fait une sortie comme celle sur les syndicats. À mon avis, il veut se coller sur le mouvement vers la droite qui se construit au Québec et il y voit un potentiel de sympathie important. Jean Crête abondait un peu dans le même sens hier à Radio-Can.

Le problème dans tout ça c'est que le PQ a une image dans la tête des Québécois. Et, cette image est cristallisée depuis des décennies. Pour changer ce consensus sociale comme quoi le PQ est à gauche et prosyndical, ça va prendre des années, voir des dizaines d'années et ça va aussi prendre un leadership à la Lévesque pour convaincre les Québécois comme les péquistes de suivre. Je vous comparerais ça au beau risque de Lévesque. Ça lui a pris tout son petit change et des jeux de coulisses énormes pour s'assurer l'appui de son parti.

Donc, Boisclair n'a pas le leadership nécessaire pour que le parti et les Québécois le suivent sur sa route. Poor lonesome cowboy !

Épisode 5 : La Chute

Après avoir fait un survol de toutes ces gaffes et j'en ai passé. Par exemple, une rumeur court selon laquelle chaque maire ou candidat potentiel rencontré par Boisclair sortent de leur recontre en furie face à l'attitude mesquine et autaine de Dédé. ya de quoi améliorer le portrait !

Donc, après avoir fait le tour, le plus drôle s'en vient. Boisclair a trébuché sur ses lacets de bottines par sa propre faute durant toute la dernière année. Ses adversaires n'ont encore rien fait. Je vous demande de vous fermer les yeux et d'imaginer le jour où le PLQ va commencer à sortir les squellettes du placard de Dédé, ce sera la fin. Il est déjà au tapis.

Décidément, Pierre-Marc Johnson n'aura pas été le pire chef péquiste en terme de longévité et de crédibilité. Merci André de sauver la face de Pierre-Marc, tu seras un martyre apprécié dans l'Église péquiste.

24 janvier 2007

Quel mauvais ministre


Michel Després annonce des investissements de 7,9 milliards dans le réseau routier. Il devrait se réjouir, vanter l'initiative. Il n'en est rien, il est sur la défensive et essaie de justifier l'annonce depuis le début de la journée. Ça ne donne vraiment pas l'impression que l'annonce est improvisée et électoraliste ! Després est vraiment un mauvais ministre, un des pires du gouvernement. Il me fait penser à un Boisclair imbu de lui-même couplé avec le côté Gaston la gaffe de Michel Audet. Beau mélange!

La politique des bouts de route est devenue une farce pour se moquer des gouvernements qui annoncent à la veille des élections. Résolument, le gouvernement Charest est le gouvernement le plus rocambolesque que nous n'aurons jamais connu. Ils sont d'une subtilité déconcertante.

Depuis l'été, le PLQ en est à presque 20 milliards d'annonces préélectorales. Faut croire que la fenêtre électorale a besoin de Gi-ga-loo sur les pantures, elle est dure à ouvrir! Si ça continue, Charest n'endettera pas seulement la prochaine génération mais toutes les générations à venir.

Les 3-4 millions dans le Fonds déGénérations seront d'une utilité essentielle pour nous sortir de ce marasme. Un 3-4 millions pour combler des déficits de dizaines de milliards, il suffisait d'y penser.

On prend vraiment les Québécois pour des cons !

19 janvier 2007

Accomodements ?

Tout le monde en a entendu parlé, tout le monde les a commenté, décortiqué, brouillé, bousillé. Même votre humble serviteur commençait à en avoir ras le bol de ce débat. Les accomodements raisonnables ont donné une belle occasion à Jean-Marc Léger de jouer les intellos de service encore cette semaine avec son sondage bébête.

L'enjeu était important, même primordial, face à la confusion complète qui a été entretenu au cours des derniers mois. Mais il faut tout de même avouer que Jean-Marc Léger, quand vient le temps de commenter une de ses toiles peinte au rouleau, il a plus l'air d'un vendeur de balayeuses que d'un homme muni d'un jugement implacable. Sans offense pour les vendeurs de balayeuses.

Et nos bon éditorialistes de La Presse et du Devoir qui se sont faits un plaisir d'étaler leur supposé intelligence en sermonant le bon peuple, en lui reprochant de ne rien comprendre à ce concept juridique qui existe depuis la mi des années 80. Ça démontre une chose, c'est que le débat devait avoir lieu pour mettre un peu de lumière pour ce qui n'était pas du tout évident pour les Québécois, même pour ces bien pensants les éditos.

Les accomodements raisonnables, avant cette semaine, c'était aussi complexe pour les Québécois que le débat constitutionnel pouvait l'être pendant Meech. Mais il faur arrêter de prendre les gens pour des cons, si on leur explique, ils comprendront. C'est pourquoi la dernière semaine passera à l'histoire pour avoir été la semaine qui a permis au Québec d'éclaircir le concept des accomodements raisonnables. Bien sûr, les éditos auraient bien aimer avoir l'air brillant pendant encore un bout en se targuant d'être les seuls à comprendre mais bon, ils devront se résigner et mettre fin à ce petit power trip passagé.

Sur l'arène politique, il n'y a pas eu de combat. Juste des cailloux lancés de loin à un chef de parti qui a osé dire tout haut que le débat devait se faire et qu'il fallait trouver une solution concrète. C'est drôle comme on reproche un jour à Mario Dumont de n'apporter aucune solution et le jour suivant, quand il propose un geste concret à poser, ses adversaires s'unissent pour clamer que le problème n'en ai pas un et qu'il ne mérite aucune solution. Ah, c'est ça la politique spectacle, celle qui se fait au dépends des idées et au profit des votes.

En fait, Jean Charest a accusé Mario Dumont de démagogue et de faire du capital politique sur le dos des accomodements raisonnables. André Boisclair lui a sensiblement reproché les mêmes tares. (C'est surprenant à quel point Boisclair est incapable d'avoir une idée originale. Quand il ne reprend pas les mots de Dumont, c'est ceux de Charest.) Bon, il faut donc conclure que Charest et Boisclair trouvent que d'amener un débat qui touche et qui préoccupe les gens sur la place publique, d'en parler franchement et honnêtement, en prenant les citoyens pour des personnes capables, face à une exposition claire des points de vue, de raisonner et de prendre une position réfléchie, c'est faire dans la démagogie et chercher à faire des gains politiques ? Voilà une vision réconfortante de la vision de ces deux chefs sur la démocratie et la capacité des Québécois à réfléchir par eux-mêmes. D'un péquiste je ne m'en surprend pas, ils ont la vérité en main, le Saint-Graal de la vertu. Mais venant d'un ex-conservateur, ayant déjà voulu être chef de l'Union nationale mais devenu libéral, c'est plus surprenant. Quoiqu'on puisse en douter.

En fait, le PQ et le PLQ sont tellement enquilosés par le pouvoir qu'ils adoptent toujours l'attitude suivante. À l'approche des élections on gâte les Québécois et on leur fait croire qu'ils sont riches et au cours des trois autres années, on cache nos pièces dans le grenier. Comme quoi "Un homme et son pécher" aurait eu une influence sur la politique québécoise ! Pour les idées, on en parle juste en campagne électorale mais, quand ça devient trop chaud, on s'attaque à la personne pour éviter le débat. Remarquez le, de toute façon, vous l'avez déjà remarqué.

Je m'inquiète de cette absence de vrais débats politiques sur la place publique. Pas ceux scénarisés par les éditos en mal d'action. Mais bien de vrais débats faits par des politiciens et qui durent plus que le temps d'une affirmation et d'une réplique. Un vrai débat de société qui prend les Québécois par les trippes. Mario Dumont a essayé mais l'aversaire est resté hors du ring de peur de se faire huer par la foule. Il n'a pas osé le dire mais les Charest et Boisclair ont été lâches, ils ont attendu cachés dans leur coin pour être sûr de ne pas avoir à s'aventurer sur ce terrain glissant. Mais, quand Charest a réalisé que Dumont faisait des gains en parlant aux citoyens de ce qui les intéressaient, il a attaqué. Il n'a pas tiré sur les idées, il n'a pas élaboré sur le sujet, non, il a tiré sur le messager, comme lui seul en est capable. Quelle belle preuve que le PLQ ne pense qu'à éviter toute contreverse pour ouvrir la fenêtre électorale.

J'espère que les citoyens vont réaliser que le PLQ et le PQ les prenne vraiment pour des caves. Justement "vous êtes pas tanné de mourir bande de caves". Le débat politique se meurt par la peur de la contreverse et il est temps que ça change.

Mario Dumont mérite d'être appaludi comme étant le seul politicien à s'adresser franchement aux Québécois. L'honnêteté et l'intégrité sont choses rares et si la prochaine campagne se faisait là-dessus, Dumont serait le seul sur la ligne de départ.