La Gauche : elle ne fait pas que vieillir, elle faiblit aussi
Le sondage d'hier nous démontre que Québec Solidaire est en chute libre, comme titraient deux quotidiens québécois. Ce n'est pas vraiment surprenant quand on constate jusqu'à quel point ce parti est déconnecté de la réalité.Quand j'entends monsieur Khadir affirmer que le 11 septembre est un complot orchestré par les Américains eux-mêmes ou quand il se fait du capital politique sur le dos de la tragédie de Dawson ( http://www.quebecsolidaire.net/blogue/amir-khadir/dawson-pourquoi ) et nous offre son boniment sur le pacifisme et le beau rêve d'un monde sans violence. Ou, quand madame David affirme à Radio-Canada que si les Québécois payaient plus d'impôts, le Québec s'en porterait beaucoup mieux, je me demande où la gauche trouve ses appuis dans notre société. En passant, madame David, si vous voulez que les Québécois votent pour le parti qui représente leurs valeurs, mettez donc la clé dans la porte tout de suite.
Vous savez, ça a toujours été le problème de la gauche québécoise qui ne se rend pas compte que le Québec est de gauche au départ. Ils tirent vers l'extrême et leur forte tendance à invoquer leurs idéologies et leurs modèles théoriques du bien commun les mène dans le mur à tout coup. C'est un peu comme l'analyse que l'on fait des propos d'un Karl Marx. Les gauchistes vont s'attacher au Manifeste du Parti communiste et vont croire dur comme fer que la révolution prolétarienne est possible et souhaitable malgré les exemples d'horreur que nous connaissons tous aujourd'hui et qui ont pris comme principal appui ce même manifeste. Or, de mon côté je peux vous dire que l'analyse économique de Marx offre des pistes de réflexion intéressantes et que son regard neuf (pour l'époque) est rafraîchissant. C'est la différence entre le pragmatisme et l'extrémisme idéologique.
Voilà ausi la différence entre le réalisme et l'utopisme. Les groupes qui véhiculent des idées empreintes d'utopisme ne doivent pas faire de politique active, ils doivent agir comme groupe d'intérêt. Les derniers groupes à avoir pris le pouvoir avec des idées de grandeur ont voulu éliminer des races, des classes sociales, des opposants ou, ils ont plongé leur pays dans le désarroi le plus total. Or, soyez réalistes chers So-So-Solidaires et rester donc à l'extérieur de l'Assemblée nationale.
Ce n'est pas pour rien que vous vous cassez la gueule, vous n'avez pas encore compris ce que tout le monde a saisi depuis longtemps, les modèles théoriques ne s'appliquent pas à la réalité des choses, ils ne sont que des manières d'analyser notre monde. Mais continuez à y croire, de notre côté, nous allons continuer de supporter vos idioties et l'État continuera à vous garder en vie pendant que vous rêvez au jour où le prolétaire sera roi. C'est à se demander qui a vraiment à coeur le bien commun, ceux qui travaillent à l'avancement et au progrès ou ceux qui réfléchissent à comment régresser.
À vous de juger.


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