27 novembre 2006

Le Roi est mort, vive le Roi !

Aussitôt descendu du trône, Bernard Landry n'hésita pas à vouloir demeurer roi. À tel point que Dédé Boisclair passe aujourd'hui pour son bouffon. Ses 24 heures de réflexion lui auront permis de consulter le roi Bernard pour savoir qu'est-ce qu'il devait répondre à la motion du dictateur Harper sur la nation québécoise.

Le gruau à peine sorti de la bouche du guignole, la situation a rapidement pris une tournure que Ionesco n'aurait même pas pu imaginer. Le roi Bernard, en stratège habile, a réussi à convaincre Gilles, le bouffon de la Cour canadienne, d'appuyer la motion. Relèguant le sérieux et la cohérence aux oubliettes, les deux polichinelles acquiescèrent sans broncher, obéissant au monseigneur péquiste.

Maintenant contenté, le roi Bernard s'adressa à la Cour rassemblée. Les TVA, CANOË, CANAL ARGENT, LCN, JDM, JDQ et petits hebdos sont venus du village pour écouter le discours du pédagogue en mal de pouvoir.

Bernard se leva et s'adressa ainsi à la meute assoifée :

"Je suis fier d'avoir relancé le débat sur la nation et d'avoir forcer le dictateur Harper, par ma grande force de persuasion, à reconnaître le Québec, les Québécoises et les Québécois comme formant une nation. J'ai ordonné à mes ouailles d'accepter la motion Harper même si "Canada Uni" va à l'encontre de nos revendications historiques.

Pourquoi, me direz-vous, vous qui buvez mes paroles ?! Parce qu'il faut bien réaliser une chose, c'est moi le roi, c'est moi qui a poussé le dictateur à se soumettre à Mon commandement. "

En effet, si les bouffons avaient dénoncé la motion du dictateur, le lettre ouverte du roi Bernard serait restée lettre morte et son influence tout autant amoindrie. Mais comme un bon vétéran de l'empire péquiste sait si bien le faire, il changea les déterminants de l'histoire pour s'assurer d'avoir raison. Comme quoi, on ne montre pas à un vieux singe à faire la grimace.

Loin de nous l'idée de croire que l'influence d'un Ignatieff a été encore plus déterminante dans le choix stratégique des conservateurs. Loin de nous l'idée de croire que la division des libéraux sur la question du Québec y est pour quelque chose.

Non, ce que l'histoire se rappelera c'est que le camarade Landry a forcé le dictateur Harper à se soumettre et à rendre les armes face à la nation québécoise. Québécoises, québécois, unissons-nous autour de notre sauveur, le camarade Landry.

Comme quoi le riducule ne tue pas.