Les bonnets rouges à bas de Noël
Pendant que Québec Solidaire se complaisaient dans leurs illusions et adoptaient un programme pour nationaliser la bonne conscience, votre humble serviteur passait la Guignolée.
Ai-je bien vu ? Ai-je bien entendu ?
Un perverti de la droite qui passe la guignolée, c'était sûrement pour des fins capitalistes et dans le but d'enlever aux pauvres pour redonner aux riches !
Eh non, je l'ai fait sans mauvaise pensée, avec le sourire en entonnant la petite criss de chanson insupportable.
Mais, j'y ai découvert un laboratoire propice à l'exploration de l'attitude des Québécois face à la charité et la situation des plus démunis.
La Charité des Québécois
Un quotidien de la semaine dernière nous rappelait que le Québec est l'endroit au Canada où les citoyens sont les moins généreux pour les oeuvres de charité.
Ce Québec plus solidaire, plus généreux, plus compatissant serait moins généreux que les rednecks Albertains ? Eh oui, les Canadiens hors Québec ont l'âme plus charitable que nous.
Il y a plusieurs explications à celà.
Un, l'État nounou qui élimine du "coffre d'outil" du Québécois la responsabilité sociale et la bienveillance.
Deux, le reste des Canadiens sont en moyenne plus riches que nous. Oui, mais ici c'est plus égal, vous me direz ! Oui, nous répartissons plus également la pauvreté.
Enfin, comme les Américains, les Canadiens sont plus portés à créer des groupes afin de prendre certaines reponsabilités sociales que l'État n'assume pas. Donc, la charité vient de la base, elle n'est pas dictée comme un dogme venant du patriarche étatique.
Mon expérience
Les réactions des citoyens que j'ai sollicité aujourd'hui se place sur un spectre à deux extrêmes. La première extrême ce sont ces gens qui donneraient leur chemise pour les plus démunis (Ils sont habituellement de la classe moyenne et d'un âge avancé).
L'autre extrême, celui des suspicieux qui appliquent à merveille la théorie "des chips pis de la bière". Vous souvenez vous quand Stephen Harper avait proposé sa politique du 1 200 $ par enfant de moins 4 ans. Un candidat libéral avait déclaré que cet argent servirait à acheter des chips pis de la bière au lieu d'être réservé aux soins de l'enfant. C'est pourquoi, au lieu de donner de l'argent aux parents, il fallait l'investir dans le réseau des garderies.
Ce type de personnes considèrent les personnes démunies comme des bouguons qui profitent du système. Dans le fond, ils s'assoient sur l'attitude d'une minorité pour refuser de venir en aide à la majorité qui en a réellement besoin.
Je dois vous avertir, la plupart des citoyens donnent sans discuter et avec plaisir.
Une bonne partie donnent pour se débarasser, d'autres se chachent derrière le divan en pensant que nous ne les avons pas vu (c'est normal, il faut se méfier de quelqu'un avec un foulard rouge, une cloche et un bas de Noël, " il s'est sûrement évadé de l'asile, en plus il chante une chanson débile, c'est confirmé, je saute derrière le sofa ! ")
Anecdote, ceux qui ont un commerce attaché à leur propriété sont très généreux ! C'est chien ce que je viens d'écrire, je ne sais pas si vous me suivez. Ceux qui ont un commerce ont une clientèle et ont besoin de capital social, ils sont donc généreux.
Maudit capitalisme hein ! Dans le fond, on s'en fou pour quelle raison ils donnent, ils donnent eux. 20 $ c'est 20 $, fuck pourquoi y'est dans canne. Dans le bas, scusez.
Mais le plus drôle dans tout ça, c'est ceux qui ne veulent pas donner mais qui essaient de t'expliquer pourquoi.
"Vous savez, je paye assez de taxes comme ça, je ne fête pas la fête de Noël, c'est commercial, je pense qu'il y a des programmes pour les pauvres pis l'argent que vous ramassez sert à se payer des billets de loteries pis de la bière (nouvelle version de la théorie), je choisi mes causes et je donne directement."
Un non ça aurait faite pareil.
Le raisonnement est souvent appuyé par un ton un peu honteux, honteux de ne pas être solidaire et compatissant comme l'État l'ordonne. La plupart de ces personnes n'ont pas tort, ils font le choix raisonné de ne pas donner et je respecte ça.
Par contre, ce que je déplore au plus haut point c'est quand on me dit que c'est à l'État de faire ça, de s'occuper des pauvres, comme si être pauvre ça se guérissait en allant à l'urgence.
C'est faux, ça devrait être la société civile organisée qui s'occupe des démunis. Ce serait plus efficace et beaucoup moins propice à l'abus comme les programme sociaux étatique qui sont devenus un nid à corruption. C'est simple, plus c'est gros, plus c'est facile à frauder.
Donc, ceux qui veulent moins de profiteurs de système en maintenant des services pour ceux qui en ont vraiment besoin devraient donner pour la Guignolée et gueuler contre les programmes mur à mur du gouvernement.
C'est la réponse parfaite pour ceux qui détestent les bouguons mais respectent les démunis.
Le laboratoire d'aujourd'hui me fait réaliser à quel point l'esprit des Québécois est sclérosé par des mythes et des histoires qui brouillent leur capacité à réfléchir efficacement et intelligement.
Ai-je bien vu ? Ai-je bien entendu ?
Un perverti de la droite qui passe la guignolée, c'était sûrement pour des fins capitalistes et dans le but d'enlever aux pauvres pour redonner aux riches !
Eh non, je l'ai fait sans mauvaise pensée, avec le sourire en entonnant la petite criss de chanson insupportable.
Mais, j'y ai découvert un laboratoire propice à l'exploration de l'attitude des Québécois face à la charité et la situation des plus démunis.
La Charité des Québécois
Un quotidien de la semaine dernière nous rappelait que le Québec est l'endroit au Canada où les citoyens sont les moins généreux pour les oeuvres de charité.
Ce Québec plus solidaire, plus généreux, plus compatissant serait moins généreux que les rednecks Albertains ? Eh oui, les Canadiens hors Québec ont l'âme plus charitable que nous.
Il y a plusieurs explications à celà.
Un, l'État nounou qui élimine du "coffre d'outil" du Québécois la responsabilité sociale et la bienveillance.
Deux, le reste des Canadiens sont en moyenne plus riches que nous. Oui, mais ici c'est plus égal, vous me direz ! Oui, nous répartissons plus également la pauvreté.
Enfin, comme les Américains, les Canadiens sont plus portés à créer des groupes afin de prendre certaines reponsabilités sociales que l'État n'assume pas. Donc, la charité vient de la base, elle n'est pas dictée comme un dogme venant du patriarche étatique.
Mon expérience
Les réactions des citoyens que j'ai sollicité aujourd'hui se place sur un spectre à deux extrêmes. La première extrême ce sont ces gens qui donneraient leur chemise pour les plus démunis (Ils sont habituellement de la classe moyenne et d'un âge avancé).
L'autre extrême, celui des suspicieux qui appliquent à merveille la théorie "des chips pis de la bière". Vous souvenez vous quand Stephen Harper avait proposé sa politique du 1 200 $ par enfant de moins 4 ans. Un candidat libéral avait déclaré que cet argent servirait à acheter des chips pis de la bière au lieu d'être réservé aux soins de l'enfant. C'est pourquoi, au lieu de donner de l'argent aux parents, il fallait l'investir dans le réseau des garderies.
Ce type de personnes considèrent les personnes démunies comme des bouguons qui profitent du système. Dans le fond, ils s'assoient sur l'attitude d'une minorité pour refuser de venir en aide à la majorité qui en a réellement besoin.
Je dois vous avertir, la plupart des citoyens donnent sans discuter et avec plaisir.
Une bonne partie donnent pour se débarasser, d'autres se chachent derrière le divan en pensant que nous ne les avons pas vu (c'est normal, il faut se méfier de quelqu'un avec un foulard rouge, une cloche et un bas de Noël, " il s'est sûrement évadé de l'asile, en plus il chante une chanson débile, c'est confirmé, je saute derrière le sofa ! ")
Anecdote, ceux qui ont un commerce attaché à leur propriété sont très généreux ! C'est chien ce que je viens d'écrire, je ne sais pas si vous me suivez. Ceux qui ont un commerce ont une clientèle et ont besoin de capital social, ils sont donc généreux.
Maudit capitalisme hein ! Dans le fond, on s'en fou pour quelle raison ils donnent, ils donnent eux. 20 $ c'est 20 $, fuck pourquoi y'est dans canne. Dans le bas, scusez.
Mais le plus drôle dans tout ça, c'est ceux qui ne veulent pas donner mais qui essaient de t'expliquer pourquoi.
"Vous savez, je paye assez de taxes comme ça, je ne fête pas la fête de Noël, c'est commercial, je pense qu'il y a des programmes pour les pauvres pis l'argent que vous ramassez sert à se payer des billets de loteries pis de la bière (nouvelle version de la théorie), je choisi mes causes et je donne directement."
Un non ça aurait faite pareil.
Le raisonnement est souvent appuyé par un ton un peu honteux, honteux de ne pas être solidaire et compatissant comme l'État l'ordonne. La plupart de ces personnes n'ont pas tort, ils font le choix raisonné de ne pas donner et je respecte ça.
Par contre, ce que je déplore au plus haut point c'est quand on me dit que c'est à l'État de faire ça, de s'occuper des pauvres, comme si être pauvre ça se guérissait en allant à l'urgence.
C'est faux, ça devrait être la société civile organisée qui s'occupe des démunis. Ce serait plus efficace et beaucoup moins propice à l'abus comme les programme sociaux étatique qui sont devenus un nid à corruption. C'est simple, plus c'est gros, plus c'est facile à frauder.
Donc, ceux qui veulent moins de profiteurs de système en maintenant des services pour ceux qui en ont vraiment besoin devraient donner pour la Guignolée et gueuler contre les programmes mur à mur du gouvernement.
C'est la réponse parfaite pour ceux qui détestent les bouguons mais respectent les démunis.
Le laboratoire d'aujourd'hui me fait réaliser à quel point l'esprit des Québécois est sclérosé par des mythes et des histoires qui brouillent leur capacité à réfléchir efficacement et intelligement.


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