01 février 2007

La CSN sera-t-elle responsable d'une perte de 300 millions pour le Québec ?

Il est 18h30 le 1er février 2007, à à peine deux heures d'un vote crucial sur l'avenir du projet du Massif de la Petite-Rivière-Saint-François. Les syndiqués doivent voter sur la proposition de convention collective finale. Si les syndiqués refusent, nous pouvons dire adieu à un projet de 240 millions pour le Massif et mettre en péril la survie de la station de ski.

Je dois dire que je ne suis pas vraiment au courant des modalités de la proposition patronale à part que l'employeur veut plus de flexibilité et veut obtenir la possibilité de faire de la compétence un critère aussi sinon plus important dans l'octroi des postes. Ceci, au lieu de l'ancienneté.

Mais là n'est pas le propos. Si les syndiqués refusent, nous pourrons dire que nous sommes témoin d'une semaine sombre dans l'histoire de la grande région de Québec. En début de semaine, les syndiqués d'Olymel refusaient les offres patronales et provoquaient, par le fait même, la fermeture de l'usine de Vallée-Jonction.

Sans vouloir juger de la pertinence de leur décision, il n'en demeure pas moins que plusieurs petits salariés dont les conditions de travail sont bien pires que celles d'Olymel ont dû être passablement consternés de constater que ces employés ont refusé des baisses salariales portant leur rénumération à 22 $ l'heure. Pour avoir empilé de la planche dans une scierie avec comme seul abris un "top" de tôle en pleine hiver comme en pleine été, je dois bien avouer que je ne plains pas ces travailleurs qui gagneraient aujourd'hui plus que la plupart des travailleurs d'usine au Québec.

Mais, qu'ont-ils en commun ces syndiqués ? La CSN !

Donc, si les employés du Massif votent contre, la CSN aura été responsanble d'une perte de près de 300 millions pour le Québec en une seule semaine ! Les retombées annuelles d'Olymel pour Vallée-Jonction et les environs ont été évaluées à 50 millions. Ajoutons à celà les 240 millions du Massif, ça fait 290. Et je ne compte pas les retombées que le projet de Daniel Gauthier pourraient laisser dans Charlevoix.

Décidément, les syndicats auront beaucoup de difficulté à me faire croire qu'ils sont un moteur de développement. En fait, je commence à croire qu'ils sont la manifestation concrète de la hantise des Québécois envers la richesse et les projets d'envergure.

Le seul départ d'Olymel aura des impacts catastrophiques si on prend en considération l'impact sur les producteurs de porc et le fait que nous allons perdre l'étape la plus lucrative dans l'exploitation de cette ressource c'est-à-dire, la transformation. Eh oui, nous allons envoyer notre porc ailleurs pour créer la richesse ailleurs et ils vont nous revendre le produit fini. Nous faisons des gains incroyables, merci travailleurs d'Olymel.

Quand on se penche sur la problématique plus globalement, force nous est de constater que les gestes des syndicats sont dévastateurs. Ne vous ai-je pas déjà dit que les syndicats existaient dans la société québécoise d'aujourd'hui que pour maintenir leur position de force et non pour le meilleur développement du Québec ?

Si j'ai raison, nous en aurons la preuve vers 20h00 ce soir.

2 Commentairess:

Blogger aalspo a dit...

Dommage que tes prédictions, tant sur Olymel que sur le Massif ne se soient pas réalisées. La "méchante" CSN semble te donner des brulements d'estomac...Ouvre toi un peu les yeux! C'est toujours pénible de lire ces propos où l'antisyndicalisme semble la principale préoccupation de personnes tout à fait ignorantes des situations dont elles parlent.

8:39 PM  
Blogger Philip a dit...

Ce qui a été dit sur les syndicats ici est totalement vrai. Seulement que cette fois-ci ça a bien tourné, somme toute par la peau des fesses.

Mais dans le premier commentaire on voit bien que les pro-syndicats ont toujours la réplique facile, mais que les chiffres et les exemples sont souvent absents.

Alors qui est ignorant?

5:22 PM  

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